Juste une mise au point. Après le succès de la journée de mobilisation contre la réforme des retraites, Nicolas Sarkozy a bien voulu revenir ce mercredi, lors du Conseil des ministres, sur l'épreuve de force initiée par les syndicats. Comme prévu, le chef de l'Etat s'est montré inflexible sur l'âge de départ à 62 ans, tout en affirmant être "attentif aux préoccupations" des Français.
"C'est une réforme essentielle. Il est donc normal qu'elle suscite des inquiétudes et des mobilisations importantes, comme cela a été le cas mardi", a estimé M. Sarkozy dans un communiqué de l'Elysée reprenant ses déclarations devant les ministres du gouvernement. Avant de se montrer plus prévenant : "Les organisations syndicales sont dans leurs rôles lorsqu'elles appellent à des manifestations ou à des grèves. Je suis attentif aux préoccupations ainsi exprimées."
Une introduction en douceur pour mieux faire étalage de sa fermeté par la suite. Concernant le report de l'âge légal de départ à la retraite de 60 à 62 ans, qualifié de "premier axe" de la réforme, le président de la République a assuré qu'"il n'était pas question de revenir sur ce point". "Cet âge sera progressivement augmenté, de quatre mois par an, pour atteindre 62 ans en 2018, tandis que l'âge d'annulation de la décote sera relevé au même rythme d'ici 2023", a-t-il développé.
Dans les faits, cette mesure repoussera à terme l'âge de départ de 65 à 67 ans. Il s'agit de l'un des points de désaccord majeurs avec les syndicats. Pour le reste, Nicolas Sarkozy a également proposé d'abaisser à 10% (contre 20% actuellement) le taux d'incapacité qui permet aux salariés effectuant un travail pénible de partir à la retraite dès l'âge de 60 ans. De là à penser que cela suffira à calmer les mécontents...
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