La campagne du Modem en Rhône-Alpes se limite pour l’instant aux règlements de compte. L’auteur du mail incriminant Azouz Begag s’est dénoncé : Philippe de Longevialle, président de la fédération Modem de l’Isère.
Nouveau rebondissement dans la campagne du Modem en Rhône-Alpes. On connaît désormais l’auteur du mail qui avait usurpé le nom de Thomas Rudigoz, lundi 1er février au soir, mettant en cause la sévèrement la tête de liste, Azouz Begag. Il s’agit de Philippe de Longevialle, président de la fédération Modem de l’Isère. L’intéressé s’est "dénoncé" ce vendredi dans un… mail.
Contacté par téléphone, Philippe de Longevialle, explique qu’il a eu recours à cette manipulation pour faire "bouger les choses" : "si je l’avais dit en mon nom cela n’aurait pas eu le même écho". "Il fallait le faire, à 5 semaines du scrutin, il n’y a rien. Depuis 4 mois, il y a un malaise profond au Modem. C’est le cirque complet. Derrière tout ça il y a une situation que je trouve scandaleuse et laisse mal augurer de l’avenir du Modem", poursuit Philippe de Longevialle.
Le président de la fédération de l’Isère digère mal la désignation d’Azouz Begag comme tête de liste et surtout sa stratégie. "Il n’a été choisi que pour son aura médiatique et n’a jamais eu la volonté de rassembler", affirme-t-il.
Le règlement de compte se poursuit pour justifier l’usurpation du nom de Rudigoz dans le mail incriminé. Longevialle estime que Thomas Rudigoz porte la responsabilité de la candidature Begag. "Je veux désormais que tout le monde s’explique. Je serai peut être viré du Modem mais ça m’est indifférent", conclut Longevialle.
"On est très triste de cette situation. Sa déception lui a fait perdre la tête", commente Lionel Boucher directeur de campagne d’Azouz Begag.
L’explication pourrait se faire au tribunal, Azouz Begag et Thomas Rudigoz ayant fait part de leur intention de saisir la justice. Dans un sondage TNS-Sofres pour France Info-Le Monde, publié jeudi 4 février, le Modem est crédité de 4%.



































