A quatre jours des régionales, voilà des chiffres qui ne vont pas rassurer Nicolas Sarkozy. La cote du chef de l’Etat continue de baisser, selon notre baromètre Metro-Krief Group réalisé par OpinionWay. Elle perd un point en mars, à 38% de satisfaits, son plus bas niveau depuis 2007. Le Président peut surtout craindre la sanction des urnes : notre enquête confirme un rapport de forces très favorable à la gauche les 14 et 21 mars, 43% des Français déclarant souhaiter sa victoire, contre 30% qui veulent que la droite l’emporte.

Face à l’échec annoncé, Nicolas Sarkozy, dont le déplacement en Franche-Comté avant-hier, avant une interview au Figaro Magazine samedi, est dénoncé par l’opposition, cherche à minimiser l’enjeu du scrutin : "Élections régionales, conséquences régionales". Reste qu’il faudra bien en tirer des leçons. Le chef de l’Etat exclut de chambouler le gouvernement. François Fillon, dont la cote continue de s’écarter de celle du Président, semble de toute façon à l’abri.

"Il y aurait un vrai risque à utiliser un fusible qui n’en est pas un pour l’opinion", estime Bruno Jeanbart, directeur général adjoint d’OpinionWay. L’idée d’une inflexion de la politique gouvernementale est aussi écartée. Mais "une lourde défaite pourrait être un vrai handicap en cas de forte mobilisation sociale", juge Bruno Jeanbart. Alors que les syndicats appellent à une journée d’action le 23 mars, l’horizon est décidément incertain pour Nicolas Sarkozy.