L'UMP du Val d'Oise n'en a décidément pas fini avec Ali Soumaré, tête de liste du PS dans ce département. Après avoir comparé le militant, ancien porte-parole des familles lors des émeutes de Villiers-le-Bel en 2007, à un joueur de "l'équipe réserve du PSG", le maire UMP de Franconville est revenu à la charge plus violemment encore.

Faisant allusion à un passé judiciaire présumé, Francis Delattre l'a qualifié vendredi de "délinquant multirécidiviste chevronné", et réclamé son retrait de la liste PS. Des propos repris par Axel Poniatowski, tête de liste de l'UMP dans le Val d'Oise.


Alors qu'un groupe de soutien à Ali Soumaré a été créé ce dimanche sur Facebook, l'intéressé doit engager ce lundi une procédure en diffamation. Dans l'entourage de Jean-Paul Huchon, chef de file du PS, on s'inquiète de la "transmission d'informations ou de documents de sources judiciaire ou policière" aux élus.

A UMP, l'embarras est palpable. Chantal Jouanno, tête de liste UMP à Paris, a confié ce dimanche sur Radio J qu'elle n'aimait "pas beaucoup, depuis le début, le climat de cette campagne". Valérie Pécresse, chef de file aux régionales, a déclaré n'avoir "aucun commentaire à faire", avant de se raviser ce dimanche  soir lors d'un débat sur France 3 entre les quatre principales têtes de liste sur France 3 : "Je crois qu'il faut qu'on sache la vérité".

Jean-Paul Huchon a rétorqué qu'il ne "participerait pas à une campagne de caniveau car je sais trop bien à qui cela profite: populisme, racisme, démagogie". La campagne des régionales risque d'être encore longue.