"Nous ne sommes pas ici pour un colloque sur le réchauffement, nous sommes ici pour prendre des décisions." Nicolas Sarkozy s'est placé  sur le terrain de l'action, à l'occasion d'une diatribe passionnée jeudi après-midi à la tribune des Nations-Unis, à Copenhague.

"Un échec est interdit", a répété le président français, qui exhorte les pays participants à "changer de braquet" et à "faire des compromis".

Réunion dans la soirée
Nicolas Sarkozy a appelé les principaux dirigeants des régions du monde à se réunir dans la soirée pour "négocier sérieusement" à moins de vingt-quatre heures de la clôture du sommet sur le climat.
Il s’est ensuite adressé aux pays africains, en expliquant qu’ils seraient les premiers lésés par un échec du sommet. : "Amis africains, ne vous laissez pas voler cet accord."

Enfin, le président de la République a pris à témoin l’assemblée, sur le mode "qui osera ?" :
"Qui osera dire que l’Afrique et les pays pauvres n’ont pas besoin d’argent ? Qui osera dire à cette tribune que nous n’avons pas besoin de financements innovants ? …Qui osera dire qu’il ne nous faut pas un organisme …Qui osera contester notre responsabilité historique ?..."

"Donnons-nous six mois"
En conclusion de ce discours plein d’emphase de seulement sept minutes, le président appelle à se mettre d’accord sur un "chapeau politique". "Travaillons cette nuit d’arrache pied et donnons-nous six mois pour transformer ce texte politique en accord juridique", propose-t-il.

Les associations déplorent des "généralités"  sans nouveauté
Greenpeace a salué le "volontarisme politique" du chef de l’Etat, mais lui reproche de ne pas avances de chiffres. Oxfam regrette aussi une position qui reste à un "niveau de généralité", sans préciser si les fonds octroyés aux pays pauvres seraient additionnels. "Qui osera dire que le discours du Président français apporte quelque chose de nouveau sur la table des négociations à Copenhague ?" réagit l’ONG de solidarité internationale.