Crédités de 12 à 13% des suffrages, Europe Ecologie a des arguments à faire valoir en régions dans les négociations qui s'ouvrent avec le PS en vue du second tour des élections régionales.

Troisième formation derrière le PS et l'UMP, les verts affichent la couleur et veulent une "proportionnelle stricte" pour la répartition des sièges après le deuxième tour des élections qui auront lieu ce dimanche 21 mars. Ils briguent notamment des postes de vice-président.

Ce lundi matin, la secrétaire nationale d'Europe Ecologie Cécile Duflot, qui devrait être tête de liste dans le Val-de-Marne, a mis en garde les socialistes de "ne pas renouer avec leur tentation hégémonique".

Pour s'assurer une large victoire sur le territoire dimanche, les socialistes vont devoir s'entendre sur quelques sujets de dissension avec les écologistes, tels que le projet de réacteur nucléaire Iter en Paca ou le LGV en Aquitaine.

En Rhône-Alpes, les discussions ont commencé. Les têtes de listes d'Europe Ecologie (17,83%) et du Front de gauche (6,31%) se sont réunis autour du président du Conseil régional sortant Jean-Jack Queyranne (PS) sorti en tête des urnes dimanche avec 25,40%, pour "constituer une liste commune pour le deuxième tour", a indiqué ce matin Sylvie Perret, chargée des relations avec la presse du cabinet de campagne PS.

Pour le député PS, Claude Bartolone en négociation au niveau nationale avec Europe Ecologie, les échanges de cette semaine doivent également permettre de préparer les prochaines échéances présidentielles.

"Nous sommes pour des négociations qui permettent à la fois de préparer des projets pour chacune de nos régions mais qui permettent aussi de travailler ensemble, de préparer ensemble ces équipes qui auront à préparer 2012", a-t-il déclaré sur l'antenne de France Info. Le socialiste a par ailleurs précisé qu'aucune demande de présidence de région n'avait été formulée ce dimanche par les verts.

Enfin, concernant l'épineux dossier Frêche pour le PS en Languedoc-Roussillon, la première secrétaire du parti Martine Aubry a appelé, ce lundi sur France Inter, les électeurs socialistes à "faire battre la droite et l'extrême droite" dans la région. Un appel à voter Frêche, sans toutefois citer ce dernier.

Comme l'avait prédit l'homme fort de la région, Georges Frêche est arrivé largement en tête au premier tour avec 37,7% des voix devant l'UMP 29,46% et Europe Ecologie 11,92%. Loin derrière avec 7% des voix, la liste PS de dernière minute menée par la maire de Montpellier Héléne Mandroux a été éliminée.