Les jeunes loups de l’UMP sont sur les dents. A l’approche de l‘élection de leur chef, fin août, les ambitions s’aiguisent : la présidence des Jeunes Populaires, déjà prisée pour son statut de tremplin politique, prend une dimension encore plus stratégique avec la perspective de 2012. Pas moins de sept candidats, en attendant d’éventuelles alliances, sont sur les rangs pour représenter les moins de 30 ans lors de la campagne présidentielle de la majorité.
"C’est la preuve de la vitalité de notre mouvement, assure Benjamin Lancar, l’actuel patron des Jeunes Pop’, candidat à sa réélection. On ne peut pas vouloir la démocratie sans concurrence". "Si on est aussi nombreux, c’est parce que les gens sentent que le poste n’est pas tenu depuis deux ans et que le pouvoir est faible", répond l’un de ses challengers, Mike Borowski, qui pointe la responsabilité du leader en place dans l’érosion du nombre de jeunes UMP : ils ne seraient plus que 11 000, contre 30 000 en 2007.
Ambiance rock chez les jeunes Pop’
Le bilan du président sortant est critiqué par ses adversaires. Ils tirent en particulier à boulets rouges sur son goût pour les opérations médiatiques, du désormais célèbre lip-dub, où ministres et personnalité de la majorité se déhanchaient sur du Luc Plamandon, à une baignade dans la Seine organisée pendant le sommet sur le climat de Copenhague. "J’assume tout ce que j’ai fait, affirme Benjamin Lancar. La vraie victoire, c’est que les Jeunes Populaires ont complètement éclipsé les jeunes socialistes." "Notre message n’est pas compris par la base. C’est sûr qu’on a été visibles, mais si c’est pour passer pour des blaireaux…", soupire Mike Borowski.
Rumeurs et coups bas
Entre juniors de la politique, on ne se fait pas de cadeaux. Petites phrases, manœuvres, rumeurs lancées sur des blogs anonymes… Tous les coups sont permis sur Internet. Début mai, la ligne rouge a même été franchie avec la publication sur un site d’un article, intitulé "Scandale sexuel chez les jeunes UMP", qui évoquait de prétendus dérapages attribués à Benjamin Lancar lors d’une beuverie. Une plainte pour diffamation a été déposée. Mais le ton de la campagne était donné.




































