Un demi-siècle après sa création, l’ETA se retrouve impliqué pour la première fois dans la mort d’un policier français. Mardi soir, un commando de six personnes, dont une femme, braque un dépôt-vente automobile, et repart avec six voitures.

Quelques minutes plus tard, une patrouille de police du commissariat de Dammarie-les-Lys repère l’un des véhicules à la sortie de la ville. Les fonctionnaires décident de contrôler ses occupants lorsqu’un autre véhicule arrive en trombe sur les lieux. Une fusillade s’engage alors.

Malgré son gilet pare-balles, le brigadier-chef Jean-Serge Nérin, 52 ans, s’écroule, touché par deux balles de 357 magnum. Transporté d’urgence à l’hôpital, il décède peu après de ses blessures. Lors de la fusillade, un suspect est interpellé.

Selon le Parquet de Paris, cet homme de 27 ans se serait exprimé en basque lors de sa garde à vue, revendiquant son appartenance à l'ETA. Selon les médias ibériques, il s’agirait de Joseba Fernandez Aizpurua, recherché en Espagne pour deux procédures de violences urbaines.

Hommage à leur collègue
Mercredi, alors que le Premier ministre espagnol, José Luis Zapatero, et Nicolas Sarkozy ont promis de “redoubler d'efforts dans la lutte contre le terrorisme”, Madrid a demandé l’extradition du suspect.

Tandis que les policiers, très émus, se sont rassemblés devant le commissariat de Dammarie-les-Lys, Nicolas Compte, secrétaire général du SGP-Unité Police a déclaré que “ce meurtre n’est pas un drame isolé mais s’inscrit dans une suite tragique”, ajoutant que “cette violence gratuite n’est pas tolérable dans un état de droit’.