L'enquête sur la fusillade qui a coûté la vie à un policier en Seine-et-Marne mardi dernier progresse. Des indices relevés à partir des véhicules volés par les agresseurs ont permis au ministre de l'Intérieur de confirmer, ce jeudi sur RTL, l'implication de l'organisation indépendantiste basque ETA.
"Le premier élément, c'est l'identification d'un véhicule qui a été volé le 16 février dans la commune de Lurcy-Lévis dans l'Allier selon les techniques opératoires de l'ETA. Le deuxième élément c'est la découverte dans un des véhicules d'un revolver provenant d'un vol qui avait été commis en 2006 par un commando de l'ETA et un troisième élément c'est la découverte d'un jeu de plaques minéralogiques qui provient là aussi d'un vol commis en 2006 dans l'Ain par l'ETA", a affirmé le ministre.
Rapidement après la fusillade, la police s'orientait vers la piste de l'ETA, confiant l'enquête à la section antiterroriste du parquet de Paris. L'homme interpellé sur les lieux de la fusillade, un jeune homme de 27 ans, s'était d'ailleurs revendiqué de l'organisation terroriste. Mercredi soir, sa garde à vue a été prolongée de 24 heures.
Brice Hortefeux a par ailleurs indiqué que l'identification des cinq autres personnes qui ont réussi à fuir après l'agression des policiers "est en cours grâce à des témoignages concordants".
De nombreux policiers se sont rassemblés hier devant le commissariat de Dammarie-les-Lys en hommage au brigadier décédé Jean-Serge Nérin.



































