Alors que Washington a levé le voile sur l'appui militaire apporté à l’intervention française au Mali, les Etats-Unis et la France ont pris position commune pour le déploiement rapide de Casques bleus dans le pays.
Une convergence de vues qui s'est confirmée lors de la visite lundi du vice-président américain Joe Biden à Paris. "Nous sommes tombés d'accord sur le fait que la force africaine au Mali soit aussi rapidement que possible placée sous l'autorité de l'ONU", a déclaré Joe Biden lors d'une conférence de presse avec le président François Hollande. Ce dernier a également estimé que l'opération "devra devenir une opération de maintien de la paix" des Nations unies.
"Maintien de la paix, pour quel objectif ?"
Sur le terrain aujourd'hui, les troupes françaises sont en première ligne avec ce qu'il reste de l'armée malienne. Depuis quelques jours, ces militaires sont appuyés dans leur intervention par des soldats tchadiens. A l'origine, ce sont les hommes de la Mission internationale de soutien au Mali (Misma) qui devait prendre le relais pour sécuriser le territoire mais ces troupes ne semblent pas opérationnelles.
La semaine dernière, du côté de l'ONU, on semblait réfléchir à la mise en place d'une force de maintien de la paix de Casques bleus, qui pourrait se subsister à la Misma. Une proposition qui interroge le chef de la diplomatie malienne, rapporte l'AFP. "Maintien de la paix, pour quel objectif ?", demande Tiéman Coulibaly.
30 vols d'appui américains
"Aujourd'hui, nous combattons le terrorisme. La Misma est une mission d'assistance au Mali. Si elle doit être transformée en force de maintien de la paix, il faut définir entre qui et qui. Maintenir la paix entre le Mali et des terroristes ? Non. Et des négociations avec des terroristes sont hors de question", a-t-il ajouté.
Indépendamment de la forme que prendra l'intervention au Mali, les forces en présence sur le terrain, à commencer par la France, bénéficient aujourd'hui d'un appui logistique souvent discret mais réel de la part de puissances étrangères. C'est le cas des Etats-Unis, qui ont affirmé lundi avoir effectué trente vols pour aider la France.
"Des C-17 de l'US Air Force ont accompli 30 vols pour transporter quelque 610 hommes et 760 tonnes d'équipement et de provisions" à la date du dimanche 3 février, a ainsi précisé le porte-parole, le commandant Rob Firman. "Depuis que le ravitaillement aérien a débuté le 27 janvier, l'US Air Force a effectué neuf missions et a transporté 180.000 litres de carburant pour l'aviation française", a-t-il ajouté.



































