Si le Groupement d’experts international sur l’évolution du climat (Giec) est pointé du doigt, c’est en partie à cause de Rajendra Pachauri. Ce scientifique et économiste indien de 69 ans, président du Giec depuis 2002, a récemment multiplié les maladresses.

Des excuses tardives
Avant le sommet Copenhague, il a refusé de corriger une erreur sur les glaciers himalayens dans le rapport du Giec. Un mois plus tard, alors que l'affaire a été montée en épingle par le Sunday Times, il a été contraint de présenter ses excuses.

Un roman et des amis étranges
Peu après, le patron du Giec a publié un roman, Retour à Almora. Le scandale n'a pas tant éclaté sur son contenu érotique que sur l’éditeur, un magnat du pétrole, et sur la fête de lancement du livre, financée par la filiale indienne de BP.

Il ne démissionnera pas
Président de l’institut de recherche Teri, financé par des industriels il a été soupçonné de prise d’intérêt. Pachauri a alors dû divulguer son salaire : 2 960 euros. Son travail au Giec est bénévole.
Malgré ces affaires, Rajendra Pachauri a toujours refusé de démissionner du Giec. Il compte bien en présenter le cinquième rapport en 2013 ou 2014