Vous militez depuis longtemps contre la TVA à 5,5%, lui préférant notamment une baisse des charges salariales et patronales. Vous êtes plus que jamais remonté ?
Je suis plus que remonté. Malgré les remontrances, les menaces du gouvernement, rien ne se passe. Le volet des prix n’ayant pas marché, on nous promettait que le volet social le compenserait. On s’aperçoit que, là aussi, c’est un fiasco. Les patrons ne veulent rien lâcher. Ils n’arrêtent pas de promettre mais, comme il n’y a pas eu de concertation dans le secteur, on est dans l'impasse.

C’est pourquoi vous avez appelé lundi à la tenue de "vrais Etats généraux de la restauration" ?
Oui. Depuis le début, le gouvernement agit dans la précipitation. Il ne s’agit plus de prendre des mesures à l’emporte pièce. Il faut ramener tout le monde autour de la table, le patronat, les salariés, mais aussi des organisations sociales ou des membres de la société civile. Pour le moment, il na été question que de gros sous. On n’a pas parlé du tout des conditions de travail, des heures supplémentaires, des travailleurs sans papiers...

Vous craignez que cette situation ne porte atteinte à l’image du secteur ?
Bien sûr. Les gens ont en marre et ça dégrade l'image de la restauration. Et quand on voit comment le principal syndicat patronal se déchire, c’est catastrophique.