Il était 10h50 environ, lundi, quand un homme d’une quarantaine d’années, salarié au service réclamations de France Télécom, a tenté de se suicider en se plantant un couteau dans l’abdomen.
La scène s’est déroulée à la direction régionale de France Télécom de Châlons-en-Champagne. "Il a menacé ses collègues présents avant d’être maîtrisé sans que personne ne soit blessé, à part lui-même, mais très légèrement", confirmait mardi la direction nationale de l’opérateur.
D’après une source syndicale, cet ancien technicien était en conflit avec une autre salariée. "Et c’est à lui qu’on a annoncé qu’il allait devoir changer d’équipe", selon cette source qui indique que l’homme, en arrêt maladie, avait déjà tenté de mettre fin à ses jours il y a quelques jours, chez lui, en avalant des barbituriques.
Il avait auparavant envoyé un SMS à un membre du Comité hygiène sécurité et conditions de travail (CHSCT) et avait pu être sauvé. Daniel Nadet, directeur régional de France Télécom ne souhaite pas commenter cette affaire mais assure être "extrêmement attentif et concentré sur le bien-être des salariés."
"Certains collègues sont-ils plus fragiles que d’autres ? Oui. Faut-il mieux les accompagner ? Oui. Nous prenons des mesures en ce sens", assure-t-il. Toutefois, selon Sébastien Crozier, de la CFE-CGC, "la tentative de lundi est inquiétante. Elle montre qu'il n'y a pas de procédures de suivi des appels au secours des salariés en souffrance".
Vendredi, le cas de cet homme aurait été évoqué lors d’un CHSCT, sans qu’aucune décision ne soit prise pour lui venir en aide. Pour Marilyn Ruer, secrétaire départementale de la CGT, "l’ambiance reste extrêmement tendue. Si les choses bougent au niveau national avec la signature d’accords, au niveau local, rien ne change".



































