Une semaine placée sous le signe de la sécurité… Et un premier déplacement surprise ce mardi matin pour saluer la nomination lundi de Christian Lambert à la tête de la préfecture de Bobigny. C'est donc accompagné du ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, du directeur général de la police nationale, Frédéric Péchenard, et de Michel Gaudin, préfet de police de Paris que Nicolas Sarkozy s'est rendu ce matin à Tremblay-en-France où il a visité deux dépôts d'autobus, cibles d'attaques le 31 mars dernier.

"La République ne reculera pas d'un millimètre"

Le chef de l'Etat a assuré avoir "décidé avec le nouveau préfet Christian Lambert", "une action en profondeur" à Tremblay et Sevran pour "lutter contre les trafics et les trafiquants". "La République ne reculera pas d'un millimètre", a promis le président. "Tous les jours, il y aura des actions de police contre les trafics et les trafiquants. Vos lignes de bus seront sécurisées" et "il y aura dans chaque bus une liaison directe avec la police, de façon à pouvoir localiser le bus pour ne pas perdre de temps", a-t-il détaillé.

"Vous avez décidé d'exercer votre droit de retrait, je peux le comprendre", a déclaré le chef de l'Etat aux chauffeurs dont les bus avaient été attaqués. "Ce que vous avez vécu n'est pas tolérable. Mais en même temps, il faut avoir conscience que le retrait, ça pénalise la population qui n'y est pour rien. Pour eux, ce serait la double peine", a-t-il poursuivi.

Le 31 mars à Tremblay, un bus des CIF avait été partiellement incendié et un autre caillassé, à la suite d'un vaste coup de filet policier contre des trafiquants de drogue dans la cité de la commune.

Dans le cadre de ce déplacement, le chef de l'Etat a par ailleurs annoncé que les allocations familiales seraient "systématiquement" suspendues en cas d'"absentéisme scolaire injustifié".

De la "com" selon Claude Bartelone

Une visite critiquée par le président du conseil général Claude Bartolone (PS), qui y voit une opération de communication. "Ce genre de comportement qui relève plus de la campagne électorale que de l’attitude d’un président de la République ne sera jugé que par les résultats qu’il pourra obtenir", a déclaré l’élu socialiste qui avait critiqué précédemment la nomination de Christian Lambert, "preuve de l’échec de la politique de sécurité du président de la République" dans le 93.

Autres rendez-vous sur le calendrier de la sécurité, Nicolas Sarkozy recevra pour un déjeuner de travail mercredi les représentants des syndicats de police avant une tablée prévue vendredi avec les hauts responsables de la gendarmerie.