Nicolas Sarkozy, qui s'est exprimé ce lundi matin, a confirmé lors d'une intervention télévisée la mort de Michel Germaneau, qui était retenu en otage par Al-Qaïda. Il a notamment condamné "cet acte barbare, odieux, qui vient de faire une victime innocente". Avant de s'incliner "devant un homme de bien" puis d'assurer que "le crime commis contre Michel Germaneau ne restera pas impuni". Le président à également demandé aux Français de "renoncer à voyager" au Sahel.
L'Elysée vient donc de certifier la véracité du message, adressé à Nicolas Sarkozy, de l'organisation Al-Qaïda au Maghreb islamique qui annonçait avoir mis ses menaces à exécution, sur la chaîne de télévision Al-Jazira.
"Nous annonçons avoir exécuté l'otage français dénommé Michel Germaneau samedi 24 juillet pour venger nos six frères tués dans la lâche opération de la France (aux côtés des forces mauritaniennes contre une unité d'Al-Qaïda, ndlr)", déclare le chef de l'Aqmi, Abou Moussab AbdelWadoud, dans cet enregistrement.
Un élu et un notable du nord du Mali avaient déjà confirmé à l'AFP dans la nuit de dimanche à lundi que l'otage français avait bien été exécuté comme l'a affirmé la mouvance terroriste.
L’inquiétude était montée d’un cran ces derniers jours autour de l’otage français retenu par les djihadistes d’Aqmi (Al-Qaida au Maghreb islamique),qui avait fixé un ultimatum au lundi 26 juillet. La branche maghrébine d'Al-Qaïda avait menacé de l'exécuter à compter de lundi si ses militants prisonniers dans la région n'étaient pas libérés.
Un ultimatum qui intervient quatre jours seulement après l’opération commando contre un camp de l’Aqmi, menée conjointement par la Mauritanie et la France dans le désert malien. Au cours du raid, sept djihadistes ont été tués et quatre ont pris la fuite. Il s'est avéré que l'otage français n'était pas présent dans le camp d'Al-Qaida.
Aqmi, présent dans la bande sahélienne entre la Mauritanie et le Niger, avait exécuté un otage britannique en juin 2009 faute d’avoir obtenu satisfaction pour des revendications similaires.
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