“Il parlera le moment venu. On a voulu le présenter comme un grand délinquant, c’est rassurant mais ce n’est ni un mafieux serbe, ni un Robin des bois, ni un voleur avide. Sa personnalité est beaucoup plus complexe”, souligne Me Hervé Banbanaste, le nouvel avocat de Toni Musulin. “Par certains aspects, c’est monsieur Tout le monde. S’il a réalisé le fantasme du public, ce n’est sans doute pas voulu.”

Vol, mais pas escroquerie
Selon ses deux avocats, Musulin reconnaît les faits de vol mais pas celui de l’escroquerie à l’assurance pour la Ferrari. Ils le décrivent comme “serein, lucide, réfléchi, sympathique” et avancent des pistes pour expliquer le vol des 11 millions d’euros. “Il semble qu’il ait eu un ressentiment vis-à-vis de son employeur, Loomis”, précise Me Christophe Cottet-Bretonnier. “Au fur et à mesure, la situation semble s’être tendue. On doit savoir ce qui s’est passé dans cette entreprise”, insiste Me Banbanaste. “Il est conscient de la portée de ses actes” conclut-il.