Plusieurs associations d'étudiants avaient fait savoir leur mécontentement avant la venue de Marine le Pen à l'université de Cambridge (Angleterre). Mardi, elles l'ont hurlé à la face de la présidente du FN. A son arrivée sur le prestigieux campus, celle-ci a en effet été accueillie par une centaine de manifestants qui l'ont copieusement sifflée et huée.
Les protestataires étaient munis de nombreuses pancartes sur lesquelles on pouvait lire "Pas de plate-forme pour le fascisme" ou encore "F comme Fascisme, N comme Nazi, à bas le Front national". Pour dénoncer les invitations à débattre de la Cambridge Union Society - la venue de DSK l'an dernier avait aussi provoqué des remous -, des banderoles avaient également été déployées avec des messages comme "Le Pen, never again" ou "Les syndicats (étudiants), vous aimez les violeurs et les fascistes".
Un discours de 35 minutes
Sur Twitter, les proches de Marine Le Pen ont bien sûr passé l'incident sous silence, préférant mettre en avant le bon déroulé de la conférence à l'intérieur du bâtiment. Son compagnon et vice-président du FN, Louis Aliot, a ainsi posté la photo d'un parterre d'étudiants écoutant calmement la Française dans un amphithéâtre.
La mission de la présidente du FN était de présenter "les grandes lignes de (s)a pensée politique sur la France, l'Europe et le monde". Son intervention a duré 35 minutes. En français, Marine Le Pen a évoqué un "New deal" sur l'immigration et dénoncé l'émergence "de l'Union soviétique européenne". Elle a enfin dénoncé "les deux totalitarismes du XXIe siècle" qui menacent, selon elle l'existence même de la France et du Royaume-Uni : "l'islamisme et le mondialisme".
Le discours a été suivi d'un échange de questions-réponses pendant près d'une heure avec les 300 étudiants présents, qui s'est conclu, enfin, par des applaudissements.

































