Le fait du jour : L'Assemblée a continué de discuter de la transmission du nom de famille, dans tous les couples, homo ou hétérosexuels. Les députés ont repris à 16H00 leur marathon (près de 60 heures de discussion depuis mardi dernier) sur le projet de loi après avoir siégé tout le week-end, pour la première fois depuis plus de huit ans, avec une séance levée à l'aurore lundi.

La séance en cours, à laquelle assiste la porte-voix des opposants au projet, Frigide Barjot, devrait s'achever "autour de 2 heures", a précisé le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone (PS) dans les couloirs, expliquant qu'il avait fallu "donner un coup de rein" ce week-end pour avancer.

L'UMP bataille contre une disposition du texte qui prévoit qu'en cas de désaccord ou d'absence de choix des parents, les noms de chacun d'eux, accolés dans l'ordre alphabétique, seront donnés à l'enfant, alors qu'actuellement c'est le nom du père qui est attribué. A l'unisson des autres députés UMP ayant déposé des amendements de suppression identiques, Bernard Accoyer s'est élevé contre la volonté de "révolutionner la dévolution des noms de famille des futurs enfants de France, sans la moindre étude sur les conséquences".

La phrase du jour : Le député UMP Philippe Gosselin a jugé, lundi, qu'il "arrive avec trop de régularité qu'ils (les tweets) polluent nos débats. Cela nuit à la sérénité de nos travaux et cela peut nuire assez rapidement à la qualité de la loi". Le député a demandé au président de l'Assemblée nationale "une réflexion de fond" sur l'utilisation des réseaux sociaux". Après qu'Hervé Mariton (UMP) a pris la parole pour lire un tweet nocturne d'Olivier Faure (PS) l'accusant d'"homophobie", Philippe Gosselin a demandé de réunir les groupes parlementaires "pour que réellement nous réfléchissions collectivement à la façon dont nous devons parfois utiliser les réseaux sociaux".