Le fait du jour : Les députés ont adopté dimanche matin un amendement PS retouché par l'UMP pour garantir le mariage aux couples résidant à l'étranger dans des pays qui interdisent le mariage homosexuel. A la reprise des débats dimanche, à 10h00, l'Assemblée a adopté à une très large majorité (184 voix contre 6 pour le sous-amendement UMP) cet amendement du groupe PS. Il s'agit d'un des rares amendements socialistes, sur les quelque 5 000 amendements déposés. "Cet amendement vise à garantir l'accès au mariage pour tous les couples dont l'un des membres est un ressortissant Français, quel que soit leur pays de résidence", a défendu la députée PS Corinne Narassiguin.

Il a été modifié par Claudine Schmid (UMP) pour permettre le choix de la commune de "naissance ou de dernière résidence de l'un des époux ou de l'un de ses parents ou de ses grands-parents". Par ailleurs, un mariage, qu'il soit hétérosexuel ou homosexuel, pourra être célébré non seulement dans la commune de résidence d'un des époux, comme actuellement, mais aussi dans celle du ou des parents de l'un d'entre eux, ont aussi voté samedi à l'unanimité les députés.

La phrase du jour :  "On a passé le plus dur", a assuré le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, au Monde, lors de la suspension de séance de la mi-journée. Ce dernier fait référence au premier au premier article du projet de loi sur le mariage homosexuel, le plus important, et qui ouvre le mariage aux personnes de même sexe, adopté la veille.

La polémique du jour : L'hémicycle s'est enflammé ce dimanche après ce que les députés de droite ont dénoncé comme un "couac" ministériel. Les députés UMP ont crié victoire devant les "contradictions" manifestées, selon eux, entre Matignon et la ministre de la Famille, Dominique Bertinotti, sur le calendrier pour discuter de la procréation médicalement assistée (PMA).

Matignon a en effet indiqué dans la journée que la question de l'ouverture aux couples d'homosexuelles de la PMA ne serait pas forcément traitée dans la loi sur la famille annoncée pour mars, contrairement à ce qui avait été annoncé. Une déclaration intervenue alors que la ministre déléguée à la Famille venait d’affirmer devant les députés que "la PMA serait abordée dans le cadre de cette loi famille", en mars (voir notre article complet ici).