L'otage espagnole Alicia Gamez, a été libérée ce mercredi par la branche maghrébine Al-Qaïda (Aqmi) au Mali. "Elle est saine et sauve et voyage actuellement vers Barcelone", a déclaré la vice-présidente du gouvernement espagnol, Maria Teresa Fernandez de la Vega lors d'une conférence de presse.

"J'ai pu parler avec elle au téléphone il y a vingt minutes (...) elle était contente, reconnaissante, mais préoccupée par ses compagnons", a t-elle ajouté. Deux autres membres de l'ONG Barcelona Accio solidaria, Roque Pascual et Albert Vilalta, avaient été pris en otage avec elle le 29 novembre en Mauritanie. Ils sont toujours aux mains d'Aqmi dans le nord du Mali.

Mme de la Vega a affirmé qu'aucune rançon n'avait été versée pour la libération de l'otage. Le 21 février, le quotidien espagnol El Mundo affirmait pourtant que Madrid était en train de payer 5 millions de dollars à Al-Qaïda pour la libération de ses trois otages. Un des négociateurs à Bamako avait ensuite indiqué qu'Aqmi exigeait la libération de plusieurs combattants islamistes écroués en Mauritanie, en échange de la libération des trois humanitaires espagnols.

L'otage italienne toujours détenue
Une source proche de la présidence du Burkina Faso a démenti l'information selon laquelle l'otage italo-burkinabè d'Aqmi avait été libérée en même temps qu'Alicia Gamez, comme l'avait affirmé une source diplomatique à Bamako. Source diplomatique qui est depuis revenue sur ses déclarations: "c'est l'otage espagnole seule qui a été libérée. Il y a eu une petite confusion. L'otage italienne, elle, n'a pas été libérée".

Des discussions seraient toujours en cours concernant l'otage italienne, actuellement détenue avec son mari mais les groupes et les conditions demandées ne seraient pas les mêmes.