Onze surveillants pour 1.500 élèves au lycée Adolphe-Chérioux de Vitry-sur-Seine. Les enseignants en réclament le double après l'agression au couteau, d'un élève de 15 ans, au sein de l'établissement (lire notre article).
Jugeant insuffisantes les propositions du rectorat de Créteil de trois surveillants supplémentaires et six médiateurs, les enseignants continuent leur bras de fer avec le ministère de l'Education nationale.
Depuis le 3 février, au lendemain de l'agression, les enseignants ont cessé le travail, exerçant leur "droit de retrait". Luc Chatel a demandé ce dimanche la reprise des cours, en déclarant sur France 5: "Je crois qu'aujourd'hui, il faut surmonter son émotion et la place des professeurs est, à mon sens , davantage dans les classes auprès des élèves".
Le ministère de l'Education nationale a ensuite haussé le ton en faisant savoir qu'à compter de vendredi, ces arrêts de travail seraient considérés comme des journées de grève, et à ce titre non-payés. Les enseignants se rendront mardi matin au ministère de l'Education nationale pour obtenir une audience avec Luc Chatel, a annoncé à l'AFP, Guy Contrepois, professeur d'histoire-géographie au sein de l'établissement.
































