Un bouillon de culture de spermatozoïdes dans une petite boîte : ça n’a l’air de rien, mais ça pourrait épargner beaucoup de rats de la boratoire. Grâce à la découverte du professeur Philippe Durand, de l'Institut de génomique fonctionnelle de Lyon, entre dix et vingt fois moins d'animaux seront utilisés pour tester la toxicité des produits chimiques et leurs effets sur la fertilité.
Mieux conserver les spermatozoïdes
Après dix ans de recherches, le professeur Durand estime que sa technique est au point : elle reproduit hors du corps le cycle de maturation dans un testicule bien mieux que la culture classique de spermatozoïdes isolés. “D'ordinaire, les spermatozoïdes doivent être renouvelés tous les quatre jours in vivo. Ici, ils peuvent être conservés pendant cinq semaines.”
Des millions d'animaux utilisés
La directive européenne Reach impose d’étudier la nocivité des produits chimiques sur le marché. Le professeur Durand estime qu'il faudrait utiliser entre 9 et 54 millions d’animaux, dont 90% pour l'étude de reproduction. Il cherche désormais à financer des études pour valider trois toxiques chimiques impactant la fertilité, dont le Bisphénol A, qui entre dans la composition des biberons.




































