En rentrant sur le terrain, les Marseillais savaient qu'une victoire leur offrirait le titre. Absolument pas paralysés par l'enjeu, les hommes de Didier Deschamps ont entamé la rencontre le mors aux dents, poussés par 60 000 supporters en feu malgré le déluge qui s'abattait sur le Vélodrome.
Dès la 4e minute, les virages du Vélodrome donnaient de la voix lorsque l'arbitre siffla un coup-franc aux 25 mètres qui semblait une offrande à Lucho. Contre toute attente, c'est Gaby Heinze qui s'élançait. La frappe enroulée de l'Argentin trompait Douchez et le peuple marseillais, délivré, pensait déjà avoir une main sur le titre.
C'était sans compter sur l'enthousiasme de Rennais totalement décomplexés qui ne comptaient pas jouer les figurants. On assistait alors à vingt minutes de folie, l'action se déplaçant d'un camp à l'autre. A la 12e, les Olympiens étaient tous près de doubler la mise : Lucho décalait Valbuena à la limite de la surface et le milieu de poche de l'OM ajustait une frappe qui passait à quelques millimètres du montant gauche de Douchez.
Une minute plus tard, Jimmy Briand mettait à son tour Mandanda en danger sur un tir à ras-de-terre. L'attaquant rennais jetait finalement le froid sur le Vélodrome en égalisant sur une tête plongeante (37e) consécutive à un bon centre de Jérôme Leroy.
Changement de physionomie en 2e période, avec des Bretons plus attentistes et des Marseillais peinant à percer la défense adverse. Pour dynamiser l'attaque, Didier Deschamps faisait rentrer Taiwo et Ben Arfa. Poussé par son public, l'OM trouvait finalement la faille à la 75e : Bonnart effectuait un raid côté droit et centrait pour Valbuena, dont le tir était repoussé par Douchez. Niang, très opportuniste aux six mètres, reprenait victorieusement la balle pour le but de la délivrance.
Une minute plus tard, Lucho libérait définitivement l'OM d'une frappe du bout du pied pour le 3 à 1. C'est sur ce score que les Marseillais pouvaient exulter dans un stade Vélodrome en folie . Ils venaient de s'offrir le neuvième titre de champion de France de leur histoire, dix-huit ans après leur dernier sacre.


































