Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, et Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à l’Environnement ont lancé un comité de pilotage chargé de l’élaboration et du suivi du futur plan national sur les résidus de médicaments dans les eaux.

Antibiotiques, hormones, antidouleurs, antidépresseurs… les Français sont de gros consommateurs de médicaments. Plus de 3 000 références sont disponibles sur le marché, auxquelles s’ajoutent 300 produits destinés aux animaux. Après leur passage dans l’organisme, ces substances actives sont modifiées et éliminées dans les eaux usées ou dans les sols. Comme on ne sait pas bien les traiter, on peut en retrouver des traces dans les rivières, les nappes phréatiques ou l'eau du robinet.

Les conséquences pour l’environnement et pour la santé humaine sont encore difficiles à établir. Toutefois, on note une baisse de population de certaines espèces aquatiques, ainsi qu’un taux anormalement important de poissons femelles, qui pourraient être liées aux rejets d’hormones (pilules).

Dans le cadre du Plan national santé environnement, deux colloque sur les médicaments résiduels dans l’eau ont été organisés en octobre 2008, puis en mars 2009. Ils ont conclu à la nécessité de poursuivre les études sur les effets des médicaments même à faible concentration, dans les milieux aquatiques et pour la santé humaine, et de limiter les risques en réduisant les sources de pollution.   

Le comité national de pilotage mis en place comprend des représentants du ministère, des agences sanitaires (Afssa, Afsset, Afssaps), des agences de l’eau, des industries pharmaceutique et des professionnels de santé. Ses premières propositions sont attendues début 2010.