Croisez les doigts pour ne pas tomber malade aujourd’hui. A l’appel de quatre syndicats, de nombreux cabinets de médecins généralistes libéraux baissent le rideau pour obtenir notamment que le prix de la consultation (22 euros) soit aligné sur celui des autres médecins (23 euros). "Cela fait huit ans que nous sommes reconnus en tant que spécialistes de la médecine générale et pourtant on n’a toujours pas le droit de pratiquer la tarification à 23 euros !", s’insurge Jean-Paul Hamon, co-président de l’Union généraliste.
"Le vrai problème est que, si le gouvernement n’investit pas massivement dans la médecine généraliste, l’effectif de 56 000 généralistes aura diminué de moitié dans 15 ans", explique Vincent Rébeillé-Borgella, du syndicat MG France. Les étudiants en médecine boudent en effet la profession la moins bien rémunérée de la médecine libérale et, alors que 9000 généralistes partent à la retraite chaque année, seuls 6000 arrivent sur le marché.
La ministre de la Santé n’exclut pas une revalorisation du prix de la consultation. Mais elle rappelle que, dès cette année, les généralistes pourront augmenter leur rémunération, grâce aux contrats d'amélioration des pratiques individuelles. Ils instaurent des primes pour ceux qui atteignent des objectifs fixés par la Sécu, en termes de prescriptions notamment. "Au risque d’être poursuivi par la caisse d’assurance maladie - comme c’est déjà le cas - dès que l’on dépasse ces objectifs. Marre de ce harcèlement par le stress !", s’énerve Jean-Paul Hamon.




































