La tourmente dans laquelle la débâcle budgétaire de la Grèce a plongé la zone euro fait au moins des heureux : les exportateurs européens, ravis de voir la monnaie unique se déprécier face au billet vert, traditionnelle valeur refuge lorsque les marchés dévissent.


Vendredi, l’euro est tombé à son plus bas niveau depuis plus de huit mois, à 1,3586 dollar. Il restait sous pression ce lundi, en dessous de 1,37 dollar. Cette nouvelle a réjoui Christine Lagarde : “C’est clairement une amélioration”, a déclaré la ministre de l’Economie. Les entreprises européennes, en particulier dans le secteur aéronautique, avec EADS, ont en effet souvent déploré que leurs exportations soient pénalisées par le niveau de l’euro. Le patronat européen avait estimé que l'euro, monté au-dessus de 1,60 dollar à l'été 2008 et resté fort tout au long de 2009, avait atteint “un niveau douloureux” quand il avait dépassé le seuil de 1,40 dollar.

Mais la baisse du taux de change ne fait pas le bonheur de tout le monde. Elle fait augmenter le prix des importations de marchandises et de matières premières, entraînant une hausse de notre facture énergétique. Ceux qui prévoient d’aller prochainement aux Etats-Unis en sont aussi pour leurs frais : le shopping à New York va coûter un peu plus cher.