Jon Anza, militant de l'organisation indépendantiste basque ETA avait disparu depuis le 18 avril 2009, alors qu'il se rendait à Toulouse en train pour "apporter de l'argent" à l'organisation, selon les informations données par l'ETA elle-même.

Une première enquête avait été ouverte par le parquet de Bayonne pour "recherche des causes d’une disparition inquiétante" dès le 15 mai 2009. Puis une seconde, motivée par les révélations de l'organisation indépendantiste, et ouverte cinq jours plus tard par le parquet de Paris pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste".

A ces occasions, des recherches ont été menées par les services de police et une demande
d'entraide judiciaire auprès de la justice espagnole a été déposée fin octobre 2009. Cette demande faisait suite à la publication dans la presse de témoignages indirects qui affirmaient que Jon Anza était mort lors d'un interrogatoire mené par des agents espagnols en France.

Convaincus de l'implication des services espagnols dans la disparition de l'etarra, les soutiens à Jon Anza avaient tenu des réunions publiques à Bayonne et à Paris, et prévoyaient d'organiser une manifestation pour l'anniversaire de la disparition de ce militant de 47 ans qui avait passé 20 ans en prison en Espagne.

Son corps a été identifié à la morgue de l'hôpital Purgan à Toulouse, a appris jeudi l'AFP de source proche du dossier. Jon Anza aurait été retrouvé mort sur la voie publique à la suite de "problème de santé" fin avril 2009 à Toulouse, a précisé cette même source.

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