La cinquième journée du procès Clearstream fut celle de Jean-Louis Gergorin. Au cours d’une audience interminable, l’ancien vice-président d’EADS s’est efforcé hier d’expliquer les raisons l’ayant conduit à rédiger les courriers anonymes contenant les faux listings.
La défense
Alors que le Président Dominique Pauthe l’interrogeait sur ce point, Gergorin a expliqué : « Parce que, à ce moment-là, j’y crois. J’étais dans mon univers. Imad Lahoud a été génial. Il nous a présenté une histoire que l’on a crue", s’est-il justifié, assurant qu’a ce moment-là, il n pouvait douter une seconde de l’authenticité des documents, et qu’ Imad Lahoud avait « joué avec sa psychologie et sa vulnérabilité ».
Ping-pong
Ainsi mis en cause, l’informaticien réfutait en bloc les accusations, expliquant "n’avoir jamais cherché à appâter ni Jean-Louis Gergorin, ni le Général Rondot, ni Dominique de Villepin". "Une grande partie des personnes apparaissent comme des personnes ayant eu des conflits avec Jean-Louis Gergorin par le passé. Je ne pouvais pas les connaître, c’est un moyen pour Jean-Louis Gergorin de s’en sortir", a ajouté Lahoud.
Dans le box, Dominique de Villepin assistait en spectateur au match entre Gergorin-Lahoud, visiblement satisfait de n’être mis en cause par aucun des deux protagonistes. Alors que son audition tant attendue doit se dérouler aujourd’hui, l’ancien Premier ministre a expliqué ne rien savoir de ces listings. "Je n’ai jamais eu connaissance de ces listings et je ne les ai jamais eus entre les mains, a-t-il répondu au Procureur Jean-Claude Marin. Le second round débute cet après-midi.




































