Des brèches se sont ouvertes dans les mentalités et elles ne se refermeront pas » (Nicolas Sarkozy).
"Il y aura un Avant et un Après ce rapport". C’est ce qu’a solennellement déclaré Nicolas Sarkozy, dans son discours prononcé ce lundi à la Sorbonne, à propos du rapport, rendu le jour même, de la Commission sur la mesure des performances économiques et du progrès social. Cette commission, née d’une proposition du président de la République en janvier 2008 et dirigée par l’américain Joseph Stiglitz, ancien vice-président de la banque mondiale et prix Nobel d’économie en 2001, avait pour but de souligner les limites du Produit Intérieur Brut (PIB) en tant que seul indicateur des performances économiques et du progrès social, et de parvenir à l’élaboration d’indicateurs plus pertinents.
Parmi les 12 recommandations qu’il contient, le rapport préconise notamment de passer d’un "système de mesure privilégiant la production à un système orienté sur la mesure du bien-être", en prenant en compte non seulement le capital économique, mais également le capital naturel, humain et social : un embouteillage, par exemple, augmente la production (d’essence) donc le PIB mais augmente aussi la pollution et l’énervement... Le rapport souligne aussi la nécessité de distinguer le bien-être présent et sa soutenabilité, c’est-à-dire sa capacité à se maintenir dans le temps. Plutôt qu’un indice unique, nécessairement réducteur, la commission prône un agrégat d’indices complémentaires. Conscient de tout le travail qu’il reste à accomplir pour concrétiser ces théories, Nicolas Sarkozy précise que "ce qui se passe aujourd’hui n’est pas une fin, c’est un commencement".





















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