Mais sa mise en place ne devrait toutefois pas intervenir immédiatement : ce lundi, de nombreuses préfectures chargées d’organiser les débats attendaient encore les directives du ministère.
Selon Eric Besson, cette opération, qui se déroulera jusqu’au 31 janvier 2010, “doit favoriser la construction d’une vision mieux partagée de ce qu’est l’identité nationale aujourd’hui”. La fin, initialement programmée pour le 28 février, interviendra donc un bon mois avant l’organisation des élections régionales. Une coïncidence temporelle que n’a pas manqué de souligner l’opposition, criant à la manœuvre politique.
Alors que le député socialiste Pierre Moscovici a parlé d’une “manœuvre grossière”, le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, l’une des principales figures de “l’ouverture”, s’est montré ce lundi très réservé, observant qu’il se méfiait des “débats théoriques” et estimant qu’une telle discussion exigeait une approche “ouverte” et “dynamique”. Quant à Marine Le Pen, vice-présidente du Front national, elle a qualifié ce lundi le débat d’“escroquerie électoraliste”.



































