Barcelone, Naples, puis la mer rouge, Madagascar, l’océan indien. L’itinéraire de Tara fait rêver. "‘Quelle chance !’, nous disent les visiteurs dans les ports, mais ce n’est pas si facile", lance Marion Lauters, cuisinière à bord.
9 heures. Le petit déjeuner est déjà servi dans le carré. Les visages émergent du sommeil, autour de la table et des tartines de miel. On reconnaît facilement ceux qui ont fait un quart de nuit ! De 23 h à 2 h, de 2 à 5, puis de 5 à 8, les équipes de deux personnes, dont un marin, se succèdent à la barre. Le pilote automatique est en marche, mais il faut surveiller le radar, les voiles, vérifier les moteurs toutes les heures. Je l’ai fait pendant trois nuits. De 2 à 5… "Le pire des quarts", m’a-t-on dit. Il faut faire ses preuves pour mériter une place à bord !
Trois mondes cohabitent
Plutôt exiguës, les cabines sont partagées par deux, voire trois personnes selon la semaine. Les équipes de scientifiques s’alternent, les équipes de télé aussi. Chacune avec ses impératifs, ses équipements, ses délais. Sur le voilier de 34 mètres, les trois mondes - marins, médias, scientifiques, cohabitent sans se marcher sur les pieds.
Le déjeuner, c’est self service. Les scientifiques à la prise avec leurs filtrations n’ont pas de temps à perdre. D’autres prennent leur temps. Mais personne ne fait l’impasse du dessert de Marion ! Pour la vaisselle, pas d’histoires. Le planning ne ménage personne : on s’occupe tour à tour du nettoyage des toilettes, de la cuisine, de passer l’aspirateur. C’est l’heure de l’apéro. On échange sur le pont au coucher du soleil. La compagnie est excellente tout comme le diner de Marion. En avant toute !
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Mis à jour 14-10-2009 18:54
La vie à bord de Tara
Récit d’une journée type, à bord de l’expédition Tara, qui navigue autour du globe.
6 gallery-62047 62047 Nadia Loddo / Metro Des gros filets permettent de recueillir à différentes profondeurs différents types de plancton.Sondage
Vous et les sex friends ?



































