Cette démocratie participative, en fait, on bourre les urnes avec une information mensongère L'ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin
Comme prévu, une écrasante majorité de votants a dit non. Invités à répondre à la question "Le gouvernement veut changer le statut de la Poste pour la privatiser, êtes-vous d'accord avec ce projet ?", près de 2 millions de Français ont répondu qu'ils y étaient opposés.
Appel au gel du projet
Les organisateurs de cette consultation citoyenne font valoir ce verdict et la participation massive du public pour appeler au gel du projet : "Le président de la République et son gouvernement doivent entendre ce verdict sans appel et renoncer définitivement à cette loi", ont-ils déclaré dans un communiqué.
Dès les premiers chiffres sur le succès de la mobilisation, opposition et syndicats avaient réclamé le gel du projet. "Le gouvernement ne peut fuir le débat", a ainsi estimé, Razzy Hammadi, secrétaire national du PS en charge des services publics, ajoutant "la droite doit cesser de se défiler".
Le gouvernement dénonce
Ce scrutin, qui n'a pas de valeur légale, a été critiqué par le gouvernement. L'ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin est notamment monté au créneau. "Cette démocratie participative, en fait, on bourre les urnes avec une information mensongère" parce qu'"il n'est pas question de privatiser la Poste: nous nous engageons à ce qu'il n'y ait pas de privatisation et ce sera dans le texte", a-t-il dénoncé sur LCI.
Les Français se disent néanmoins méfiants vis-à-vis du projet gouvernemental : 59 % d'entre eux sont favorables à l' organisation d'un référendum sur le changement de statut et l'avenir de La Poste, selon un sondage Ifop pour Sud Ouest Dimanche.





















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