Plus de quinze jours après la mystérieuse disparition d'une lycéenne à Strasbourg, le père de Myriam Caseiro a confirmé ce matin que le corps de sa fille avait été retrouvé dans le Rhin.
A 15 heures, en conférence de presse, le procureur de la République de Strasbourg Jacques Louvel a précisé que le corps de la jeune fille avait été retrouvé le 26 novembre vers 14 h, à une quinzaine de kilomètres en aval de la ville, près du barrage de Gambsheim, sur la rive allemande du fleuve.
Ce sont les autorités allemandes qui ont récupéré le corps, en présence d'un médecin légiste français dans le cadre de la coopération transfrontalière.
L'autopsie pratiquée à Fribourg n'a révélé aucune trace d'agression physique ou sexuelle. Ecartant l'hypothèse d'un enlèvement, le procureur a indiqué que la mort, par noyade, pourrait résulter d'un suicide. Elle est en tout cas survenue peu de temps après la disparition de Myriam Caseiro.
Les circonstances du décès demeurent floues, cependant rien ne sous-tend l'hypothèse criminelle a insisté le procureur.
Le dimanche 8 novembre, la jeune fille âgée de 18 ans avait passé la journée avec son petit ami qui l'avait raccompagnée dans la soirée au domicile de ses parents, dans le quartier du Neudorf à Strasbourg. La mère de la lycéenne se souvient avoir entendu la porte claquer à son retour.
Plus tard, aux alentours de 23h30, Myriam serait ressortie, ce que confirme un témoignage et des relevés téléphoniques, mais nul ne sait où elle s'est rendue ni pourquoi.
Très vite, le fait que cette jeune fille apparemment tranquille soit sortie sans le moindre effet personnel (ni papiers, ni argent, ni téléphone portable) avait suscité de l'inquiétude. A posteriori, on pourrait aussi y voir l'indice d'un geste suicidaire.
Le témoin du voisinage ayant affirmé l'avoir vue dans la rue en compagnie d'un homme, un appel à témoin et la photo de Myriam Caseiro avaient été diffusés par voie de presse, de part et d'autre de la frontière franco-allemande. Mais la démarche n'avait produit aucun résultat.
De même, tandis que le 16 novembre le parquet de Strasbourg ouvrait une information judiciaire pour enlèvement et séquestration, la police avait battu la campagne avec des chiens de piste et sondé les cours d'eau de la région, mais en vain.


































