Comme on pouvait le redouter, les Français ont massivement boudé les urnes hier. Moins d’un électeur sur deux s’est déplacé pour désigner les conseillers régionaux, portant l’abstention à un niveau record, 53,52 % contre 39,16 % en 2004. Un chiffre que la droite ne s’est pas privée d’utiliser pour minimiser les résultats du scrutin.
Le PS en position de force
Car comme on pouvait l’attendre, la gauche sort en position de force de ce premier tour. Le PS est même allé au-delà de ses espérances en devenant la première force politique devant l’UMP, avec 29,1 % des voix contre 27,3 %, selon les estimations.
Seul bémol pour Martine Aubry et ses rêves d’une France “toute rose”, un objectif envisageable dimanche prochain : sa liste lancée en Languedoc-Roussillon pour contrer Georges Frêche n’a même pas obtenu les 10 % requis pour figurer au second tour.
L'UMP fait grise mine
Pour l’UMP, c’est la douche froide. Le parti de Nicolas Sarkozy peut néanmoins espérer limiter la casse en conservant l’Alsace, l’une des deux Régions qu’il dirige avec la Corse. Mais il ne dispose d’aucune réserve de voix, ayant fait l’union dès le premier tour avec ses alliés.
A gauche, en revanche, les tractations pour le second tour vont aller bon train. Europe écologie, qui s’ancre dans le paysage politique avec 12,5 % des voix, va pouvoir négocier des postes clés dans les assemblées régionales. Il faudra aussi compter avec le Front de gauche et ses 6 %.
De son côté, le FN, qui jouait gros, fait mieux que sauver les meubles. Avec 11,2 % des suffrages, il jouera le rôle d’arbitre dans plusieurs triangulaires. C’est, en revanche, la déroute pour le Modem (3,4 %) et le NPA (2,5%).



































