Agriculteurs ou consommateurs, tous succombent peu à peu aux appels écologiques du biologique. C’est du moins la conclusion d’une étude réalisée par l’Agence Bio qui se trouve en charge du développement et de la promotion de l’agriculture biologique en France.

En 2009, 3600 nouveaux exploitants se sont lancés dans l’aventure du 100% naturel pour combattre les légumes sulfatés ou les OGM et répondre à la forte demande des Français. Il faut dire que presque la moitié assure manger au moins un produit bio par mois et que 41% souhaitent les déguster sur leur lieu de travail. Un constat qui n’a pas échappé aux grands distributeurs qui récupèrent 72% de ces consommateurs-acheteurs, contre 31% pour les magasins spécialisés.

Une image positive
Une manne lorsque l’on sait que 84% des Français adeptes du naturel ont maintenu voire augmenté leurs dépenses en produits biologiques et ce, malgré un contexte économique difficile et des prix parfois plus élevés. Car le biologique a un atout : son image extrêmement positive. Plus de 8 consommateurs sur 10 ont le sentiment que ces produits sont meilleurs pour la santé car leurs qualités nutritives sont préservées. Mieux, les trois quarts de ces adeptes estiment que l’agriculture biologique est une solution pour l’avenir de la planète.

Pourtant, malgré une image positive et un engouement de plus en plus fort, la culture biologique et la consommation de ses produits restent minoritaires en France. Seuls 2,4% des sols agricoles hexagonaux sont biologiques alors que l’objectif du Grenelle de l’environnement est qu’ils atteignent 6% en 2012. Et logiquement, la consommation de ces produits biologiques ne correspond qu’à 1,7% de la consommation totale des Français.