C’est fait ! les Irlandais ont dit « OUI » à 67,13 % au Traité de Lisbonne. Ainsi, un peu plus d’un an après un « NON » retentissant, l’Irlande a finalement changé d’avis. De Paris à Berlin, en passant par Bruxelles, le soulagement est palpable. C’est que l’enjeu était de taille.
Besoin d'unanimité
En effet, pour être adopté le Traité nécessite une ratification unanime des membres de l’Union Européenne. Un nouveau "non" irlandais aurait donc purement et simplement enterré ce texte qui reste, après le rejet de la Constitution, l’unique tremplin de relance de la construction européenne.
Mais l’Irlande n’a pas encore tout à fait sauvé la vie du Traité.
Même si la Pologne s’était engagée à signer le texte en cas de victoire irlandaise du « OUI », la ratification n’est pas encore effective.
Et le cas de la République Tchèque semble encore plus problématique. Si les députés tchèques ont déjà ratifié le Traité, le parti eurosceptique ODS, fondé par le président Vaclav Klaus lui-même, a déposé un recours devant la Cour Constitutionnelle pour contester la procédure. Le président tchèque déclare attendre cette décision pour se prononcer sur une éventuelle signature.
Enfin, les conservateurs anglais déja désignés comme vainqueurs des élections au printemps 2010, on fait savoir que si le traité n’était pas adopté à l’unanimité à cette date, ils soumettraient le texte à un nouveau vote en faisant campagne pour le « NON ».
Le vote irlandais est donc loin d’avoir scellé le sort du Traité de Lisbonne.
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