Christine Pujol s'accroche à la présidence du principal syndicat de l'hôtellerie et de la restauration (Umih). Elle conteste la décision de l'assemblée générale extraordinaire (AGE) organisée en marge du congrès annuel du syndicat, qui l'en a destituée, fin novembre.
Et pour se faire entendre, Mme Pujol a décidé d'employer les grands moyens. L’ex-présidente est revenue de force mercredi dans son bureau au siège du syndicat. Elle a dû faire appel à un serrurier pour y entrer.
Malgré les traits tirés par sa seconde nuit au siège, elle campe sur ses positions. Elle a déclaré à l'AFP, être "prête à y passer le week-end" tout en se plaignant d'être "séquestrée".
L’AGE avait désigné André Daguin comme président par intérim en charge d'organiser de nouvelles élections. Ce dernier a déclaré à l'AFP: "Mme Pujol a perdu, il faut qu'elle s'en aille" et rappelé qu'elle avait "contre elle tout le directoire et 70% du conseil d'administration".
Des membres du directoire, ont annoncé avoir entamé des démarches judiciaires pour la faire expulser. Thierry Grégoire, président de la branche hôtellerie saisonnière a quant à lui expliqué que l'élection d'un nouveau président et d'un vice-président prévue lundi était maintenue.
Déboutée par la justice mardi
Mme Pujol, a été déboutée mardi par la justice sur une question de forme. Prenant au mot la décision du tribunal qui "n'a pas tranché sur le fond", Mme Pujol a donc réintégré son bureau pour "parler" avec ceux qui ont pris le syndicat en main, depuis "le coup de force" de novembre.
Mme Pujol n'a pas précisé sur quoi pouvait porter la discussion, indiquant seulement que si elle avait "repris son bureau, c'était pour y rester".
"Je souhaite reprendre les rênes de cette organisation pour qu'elle fonctionne", a-t-elle indiqué contestant avoir demandé une indemnisation financière. Elle demande que les élections organisées lundi par la nouvelle direction soient annulées.


































