Blanc comme neige : le casier judiciaire d’Ali Soumaré, dévoilé hier par Le Canard enchaîné, est vierge des cinq délits présumés qui ont permis à Francis Delattre et Sébastien Meurant, maires UMP du Val-d’Oise, d’affubler la tête de liste PS du Val-d’Oise du titre de “délinquant multirécidiviste”. Même la condamnation reconnue par l’intéressé pour des faits commis en 1999 est effacée : le bulletin numéro 2 du casier judiciaire (transmis à l’administration lorsque l'’on postule à un emploi public) ne retient pas les condamnations pour lesquelles on est réhabilité après cinq ans.
Mais à trois jours des régionales, le maire de Franconville, Francis Delattre, poursuivi pour ses propos, ne désarme pas. L’élu affirme avoir reçu hier une “assignation civile” lui réclamant 15 000 euros de dommages et intérêts pour atteinte à la présomption d’innocence au motif que la condamnation n’était pas définitive. Selon lui, cela “n’a rien à voir avec la procédure pénale pour diffamation” évoquée par l’entourage d’Ali Soumaré “pour la simple raison qu’il aurait dû démontrer l’inexactitude des faits” allégués.
Maître Rémi Barousse, avocat du maire UMP, a maintenu hier l’existence de deux affaires impliquant Ali Soumaré en mai et juillet 2009 (conduite sans permis et rébellion), dont l’une a fait l’objet d’un appel qui sera jugé après les élections. L’absence de décision définitive expliquerait leur absence du casier judiciaire. Jean-Pierre Mignard, l’avocat d’Ali Soumaré, a indiqué hier soir que, parallèlement à l’assignation civile des élus UMP, son client avait porté plainte contre X le 4 mars pour diffamation. La plainte devrait entraîner l’ouverture d’une information judiciaire, confiée à un juge d’instruction.



































