Ali Soumaré n’en finit plus de faire parler. Au point que la tête de liste PS dans le Val-d’Oise est devenu le principal sujet de débat dans la campagne pour les élections régionales. Frédéric Lefebvre, le porte-parole de l'UMP, a affirmé ce lundi matin que les accusations formulées contre M. Soumaré étaient fondées sur des documents "très précis". Invités dimanche soir sur France 3, le président PS de la région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, et son adversaire UMP, Valérie Pécresse, se sont même affrontés sur ce seul thème.

"Je ne participerai pas à une campagne de caniveau, car je sais trop bien à qui cela profite : populisme, racisme, démagogie…" s’est indigné Jean-Paul Huchon. De son côté, Valérie Pécresse a, elle, tenté de calmer le jeu : "Soit ces condamnations sont vraies et à ce moment-là, c’est choquant. Mais je ne le sais pas." Avant de préciser qu’elle n’était « pas au courant » et qu’il était important « de savoir où est la vérité, et replacer tout cela dans le contexte d’une campagne dans le Val-d’Oise très violente, où l’honneur de M. Delattre a été attaqué."

"Non évènement"
Ali Soumaré avait été qualifié de "délinquant multirécidiviste chevronné", en référence à des procédures judiciaires en cours contre lui, par le maire UMP de Franconville, Francis Delattre, et la tête de liste UMP dans le Val-d’Oise, Axel Poniatowski. Ces propos sont à l’origine de" l’affaire", puisque le candidat PS dans le département à réagi à l’accusation en portant plainte pour diffamation et violation du secret professionnel.

Dans ce débat à quatre sur l’antenne de France 3, la candidate FN, Marie-Christine Arnautu, a qualifié de "désolante" et de "non évènement" la passe d’armes des candidats PS et UMP à propos du seul Ali Soumaré, puis elle a déclaré : "Ce n’est pas comme cela que les électeurs vont s’intéresser à ces élections." La tête de liste des Verts, Cécile Duflot, a abondé dans son sens, rappelant que l’on annonce "60% d’abstention".