Beaucoup de bruit pour rien ? L'accord signé in extremis à Copenhague vendredi en fin de soirée va en décevoir plus d'un. S'il intègre la notion de lutte pour limiter la hausse de la température à 2°C d'ici 2050, cet accord ne fait pas référence à des engagements légalement contraignants, qui auraient donné une réelle valeur au Sommet pour le Climat.

Le Président américain Barack Obama l'a reconnu lui-même : cet accord est "insuffisant" et il ne cache pas qu'il sera "très difficile" et long avant d'obtenir un consensus sur des contraintes juridiques de la part des principaux pays. En outre, les objectifs concernant les réductions d'émissions de gaz à effet de serre pour les pays industrialisés à l'horizon 2020 n'ont pas été inclus dans cet accord. Ils ne seront discutés qu'en janvier.

L'accord trouvé ce soir a été obtenu notamment après une rencontre entre Barack Obama, le premier ministre chinois Wen Jiabao, le premier ministre indien Manmohan Singh et le président sud-africain Jacob Zuma. Il reste encore à le faire ratifier par les 120 chefs d'Etat qui participaient au Sommet pour le Climat.

Tous les pays industrialisés "ont accepté de donner par écrit" ces engagements, a assuré Nicolas Sarkozy dans la soirée.