Pendant sa cavale, le criminel de guerre serbe Radovan Karadzic, responsable notamment du siège de Sarajevo, s’est trouvé pendant quelques mois un métier inattendu : vendeur de médicaments “new age”. Selon une information exclusive de Metro, il est même parvenu à convaincre une entreprise de compléments alimentaires américaines de l’embaucher.
“Quand Karadzic a été interpellé, explique un porte-parole de l’entreprise, notre représentant en Serbie l’a reconnu et nous a immédiatement appelé. Elle pensait que ce genre de choses n’arrivait qu’à la télévision. Elle était sous le choc et déprimée.” La compagnie (qui ne souhaite pas divulguer son nom) vend des produits tels que des pilules antistress et des patches contre le tabac. Karadzic, qui se faisait alors passer pour Dragan Dabic, un spécialiste des médecines alternatives, a réussi à obtenir le poste de représentant à Belgrade. Le porte-parole de l’entreprise américaine avoue : “Il parlait avec tellement d’aisance et de conaissances des problèmes de santé.” Karadzic, avant de se lancer dans la politique, était médecin.
L’entreprise, basée sur la côte Est des Etats-Unis, n’est pas la seule victime des mensonges du nationaliste serbe : celui-ci affichait au grand jour ses activités. Jadranka Sunic, la directrice de Balans Medica, un centre de médecine alternative de Belgrade avec lequel Karadzic a travaillé, refuse d’en parler, tellement le sujet est douloureux pour elle.
Malgré ses talents de persuasion, Radovan Karadzic n’était pas un très bon commercial. “Il n’a jamais contribué à notre ‘business’, avoue le représentant de l’entreprise américaine. Il souhaitait donner des conférences sur l’alimentation à Belgrade, mais il n’a jamais vendu une seule
pilule.”



































