La polémique grandit autour des déclarations du secrétaire général de l'Elysée concernant les journalistes de France 3 enlevés en Afghanistan. Après les critiques formulées par l'opposition, la Société des journalistes de France 3 a vivement réagi après les propos tenus ce dimanche par Claude Guéant sur l'antenne du Grand Rendez-Vous" Europe 1/Le Parisien-Aujourd'hui en France, qui a estimé que le "scoop ne devait pas être recherché à tout prix" et avançant le montant "considérable" que représentait pour la France cet enlèvement.
Assurant que les deux journalistes étaient "en vie", Claude Guéant a précisé que leur enlèvement avait suscité la colère du président Nicolas Sarkozy qui a dénoncé, de leur part, une "imprudence vraiment coupable parce (...) qu'il leur avait été très clairement demandé de ne pas s'aventurer ainsi parce qu'il y a des risques", a ainsi rapporté Claude Guéant.
"Ils font courir des risques aussi à beaucoup de nos forces armées qui, du reste, sont détournées de leurs missions principales", a ajouté Claude Guéant, soulignant le "coût tout à fait considérable" que représente le secours porté aux deux journalistes. Claude Guéant a ainsi avancé le coût d'"un million d'euros", "quelques jours seulement après leur disparition".
Dans un communiqué, la SDJ fustige le cynisme de Claude Guéant. "Cette grave remise en cause de nos collègues, kidnappés dans l'exercice de leur métier, révèle un cynisme effrayant. Le conseiller Guéant choisit de polémiquer, alors que leur vie est actuellement en danger", écrit-elle.
En outre, la SDJ déplore "le mutisme absolu de la présidence de France Télévisions, alors que le professionnalisme de deux de ses journalistes est gravement remis en cause".
Les deux journalistes de France 3 et leurs trois accompagnateurs afghans ont été enlevés le 30 décembre dernier au nord-est de Kaboul. Ce dimanche le secrétaire général de l'Elysée a précisé que "la négociation n'a pas été véritablement entreprise" avec les ravisseurs, précisant qu'il n'avait pas eu, pour l'instant connaissance d'une demande de rançon.


































