"Quand nous nous sommes enfuis, je n'ai rien pris d'autre que Momo", raconte à l'AFP une femme de 65 ans qui s'est refusée à abandonner sa chienne alors que le tsunami fondait sur les côtes japonaises, il y a 18 jours le 11 mars 2011.
D'autres n'ont pas eu cette chance. Affamés, meurtris, séparés de leur maître tué ou évacué, des centaines d'animaux domestiques errent dans le paysage de désolation du nord-est du Japon. Ces animaux se sont brutalement retrouvés livrés à eux-mêmes dans un environnement hostile, sans alimentation ni eau douce.
Parmi les rescapés du tsunami, ces petites bêtes occupent une bonne place. Un marsouin a même été retrouvé au milieu d'une rizière avant d'être relâché dans l'océan. Une coalition d'associations de défense de la cause animale a été créée dans le hâte.
Ces équipes, qui comprennent des vétérinaires bénévoles, leurs fournissent de la nourriture, des soins et s'emploient à trouver un abri pour les bêtes ayant perdu leur maître. Momo peut s'estimer heureuse, sa maîtresse "n'imaginait pas vivre autrement qu'avec elle."






















































