Dix ans presque jour pour jour après la disparition de son épouse Suzanne, Jacques Viguier a été définitivement acquitté, le samedi 20 mars, par la cour d'Assises du Gard (lire "Viguier acquitté en appel").
Au lendemain de ce verdict, l'avocat toulousain qui a retrouvé "(sa) dignité, (sa) liberté après dix ans" a annoncé qu'il allait demander réparation pour les neuf mois passés en détention provisoire.
"Quand on a souffert ce que j'ai souffert, une petite réparation matérielle, qui ne compense pas l'horreur de ce que j'ai vécu, cette petite réparation me paraît normale" a-t-il ainsi déclaré.
Pas totalement rassuré, car le parquet pourrait encore se pourvoir en cassation pour un éventuel vice de forme, or "dès qu'il y a une possibilité de recours, on redoute que ce recours soit fait", Jacques Viguier pense "qu'il a été "acquitté parce que le dossier est vide" et il "ne craint pas le regard des autres", même s'il imagine qu'en dépit des deux acquittements, il restera toujours suspect aux yeux de certains.
S'il a pu "vivre ou survivre pendant ces dix ans face à cette terrible accusation", c'est grâce à l'amour de ses trois enfants, et parce que "(s)es amis, (s)a famille, (s)es voisins, tous les gens qui tournent autour de (lui) (l)'ont soutenu de manière extrêmement ferme".
Conscient qu'il ne sera "libéré dans la tête que dans quelques mois", pour Viguier "la libération définitive ce serait d'avoir enfin une certitude sur ce qu'est devenue Susi, la mère de (ses) enfants" mais la chose lui paraît "de plus en plus improbable", cela restera "une souffrance de vivre dans l'incertitude sur ce point".
Lire aussi :
- Viguier pour la seconde fois acquitté
- Affaire Viguier : 10 ans après, l’énigme persiste
- Jacques Viguier sur écoute
- L'amant charge Viguier





































