Comme en première instance, quelque dix ans après la disparition de son épouse, Suzanne, le professeur de droit toulousain Jacques Viguier a définitivement été acquitté en appel, ce samedi 20 mars, par la cour d'Assises d'Albi.

Hier, l'avocat général Marc Gaubert avait requis de 15 à 20 ans de prison, expliquant qu'il y était tenu par l'arrêt de renvoi pour homicide volontaire et déclarant aux jurés qu'une condamnation pour coups et blessures volontaires était également envisageable.

Comme leurs prédécesseurs le 30 avril 2009, au terme d'un procès de trois semaines et après six heures trente de délibération, les douze jurés ont estimé que Jacques Viguier n'a pas tué sa femme, ou du moins, qu'en l'absence de preuve, ne serait-ce que d'un décès, le doute devait lui profiter. L'affaire est donc close et le mystère reste entier.

Le 27 février 2000, Suzanne Viguier s'est littéralement évanouie dans la nature, sans que l'on ait la moindre nouvelle d'elle depuis, sinon son portefeuille découvert aux objets trouvés du commissariat de Toulouse. Le surlendemain, le professeur avait signalé sa disparition, immédiatement mis en cause par Olivier Durandet, l'amant de la disparue.

Dix jours plus tard, lors de la perquisition à leur domicile, les enquêteurs avaient notamment été troublés par l'absence d'un matelas, des taches de sang et le sac de son épouse rangé dans une armoire par Jacques Viguier. Mais rien de très concret.

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