J’appuie sur la pédale, je fais un demi-tour de roue et hop ! un petit vrombissement discret m’indique que le moteur se met en route. Je continue à pédaler et j’avance avec une facilité déconcertante. Pas d’effort, j’entretiens juste le mouvement. Magique. J’arrête de pédaler, le moteur se coupe immédiatement. Rassurant. En quelques coups de pédale, me voilà séduite par le vélo à assistance électrique.

Il a la classe !
Au premier abord, le Vélosolex que j’essaie n’a pas une dégaine de vélo de course, mais il a la classe ! Noir, profilé et confortable, il a été dessiné par Pininfarina, le designer de Ferrari. On s’y installe comme sur un vélo hollandais, le dos bien droit pour surplomber la route.

Coup de pouce au démarrage
Quand je dépasse sans peiner des vélos "classiques", je sens que ces vrais cyclistes m’envient un peu. Au feu rouge, je remonte les files de voiture et j’essaie de dépasser les scooters. Le Vélosolex dispose d’un bouton d’aide au démarrage qui accompagne le premier coup de pédale, très utile en ville.

Efficace en côte, bridé en descente
Le vrai bonheur, ce sont les montées. Le vélo à assistance électrique avale les côtes. Pas d’essoufflement, pas de cuisses raides, pas de transpiration. En descente, je tente une pointe de vitesse. Je pédale, je mouline et… rien. Le vélo est conçu pour ne pas dépasser 25 km/h. Frustrant. A ce rythme, je pourrais rouler des heures mais l’assistance électrique ne m’accompagnera que pendant 25 kilomètres.

Un pliage à revoir
La balade est finie. Dernier atout du Vélosolex, il se replie. En théorie. Je m’escrime à défaire les attaches de sécurité, je me cogne au passage et je parviens péniblement à faire rentrer la bête dans un petit ascenseur. Ce vélo a bien fini par me faire transpirer.