A l'origine, une annonce: celle du gouvernement israëlien le 9 mars dernier de la construction de 1 600 logements à Jérusalem-Est, en pleine visite du vice-président américain, Joe Biden. Une annonce "surprise" qui a plongé les deux pays alliés dans une grave crise diplomatique.
Après cette déclaration, la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton avait jugé l’attitude de l’Etat juif d'"insultante" et de"profondément négative", en le sommant de faire preuve de sérieux quant à son désir de paix avec les Palestiniens.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui avait déclaré l’incident "regrettable" la semaine dernière, n’est toutefois pas revenu sur ce projet de construction. Lundi, il a déclaré devant le groupe parlementaire de son parti ne pas avoir l'intention de freiner la colonisation: "La construction continuera à Jérusalem, comme cela a été le cas pendant ces 42 dernières années".
La tournée de l'émissaire américain en suspens
Hasard ou coincidence : la visite de l'émissaire américain au Moyen-Orient George Mitchell, initialement prévue à partir de mardi, a été reportée à la dernière minute à la fin du mois de mars "pour des raisons logitisques". Il était attendu cette semaine en Israël et en Cisjordanie pour lancer des "négociations de proximité", discussions indirectes en vue d'une reprise des pourparlers de paix.
Des négociations désormais au point mort après la récente déclaration de l’autorité palestinienne qui a fait savoir qu'elle ne retournerait pas à la table des négociations sans un arrêt complet de la colonisation israélienne.
Nouveaux heurts à Jérusalem
Pour l'ambassadeur d'Israël à Washington, Michael Oren, il s'agit de la crise "la plus grave depuis 35 ans" entre les deux alliés, quand les Etats-Unis avaient contraint Israël à un retrait partiel du Sinaï égyptien, alors occupé par l'Etat hébreu.
L'annonce israélienne continue également d'alimenter les tensions à Jérusalem-Est où, pour la cinquième journée consécutive, de nouvelles scènes de violence ont éclaté. Ce mardi, des dizaines de Palestiniens ont répondu à l'appel à un "jour de colère" lancé par le Hamas, suite à l'inauguration de la synagogue historique de la Hourva reconstruite dans la Vieille ville et perçue par les Palestiniens, comme une nouvelle provocation israëlienne.









































