Nouvelle polémique dans le monde du nucléaire. L’Autorité de sûreté nucléaire a classé au niveau 2 un incident qui aurait été caché pendant trois mois. Dans un atelier en cours de démantèlement, sur le site de Cadarache (Bouches-du-Rhône), les quantités de plutonium aurait été largement sous-estimées. Les dépôts, d’abord évalués à 8 kg pendant la période d’exploitation de l’installation, seraient en fait de l’ordre de 22 kg. On parle même de 39 kg. "De quoi faire environ cinq bombes atomiques", selon Greenpeace.
Plus de trois mois d'attente
"L'ASN (...) a suspendu les opérations de démantèlement dans l'installation et a soumis leur reprise à son accord préalable", explique un communiqué de l’Autorité, qui insiste sur le délai particulièrement long entre la connaissance du problème, en juin, et le signalement de l’incident par le Commissariat à l'énergie atomique, effectué le 6 octobre. Le CEA répond en affirmant qu’il préférait avoir une vision globale des stocks avant de donner l’alerte.
Jean-Louis Borloo a demandé la "transparence la plus complète" dans ce dossier. Pour Greenpeace, "il s'agit d'une des situations les plus graves et les plus critiques que l'on ait pu rencontrer dans une installation nucléaire depuis longtemps".



































