Interrogés sur leur perception du débat sur l’identité nationale, les Français sont très partagés. 35 % l’estiment nécessaire, 25 % inutile, 23 % dangereux et 17 % n’ont pas d’opinion. Surtout, sympathisants de droite et de gauche ont des avis très opposés. 61 % des premiers estiment ce débat nécessaire quand 71 % des seconds le jugent inutile ou dangereux. Ce qui confirme le caractère éminemment politique de cette initiative.




Identité nationale : un débat très controversé
Selon un sondage Metro-Krief Group réalisé par OpinionWay, la moitié des Français juge le débat inutile ou dangereux.
> L’ exécutif se stabilise
Après avoir perdu sept points en septembre, la côte de Nicolas Sarkozy remonte légèrement, d’un point. Ce qui s’explique surtout par un gain de sept points de satisfaction auprès des sympathisants de droite, qui saluent là son entrée dans le campagne électorale. A 40% de satisfaits. François Fillon, lui, ne bouge quasiment pas.
> Au sein du gouvernement, Borloo surfe sur Copenhague, Bachelot plombée par le virus de la grippe A
Très présent médiatiquement avant le sommet de Copenhague, Jean-Louis Borloo gagne cinq points de taux de satisfaction. Il est plus que jamais, à 64 % d’opinion positives, le ministre le plus apprécié des Français. A l’inverse, Roselyne Bachelot paye sa gestion hasardeuse de la pandémie de Grippe A. Elle perd sept points en un mois. Luc Chatel, confronté à la polémique suscitée par sa réforme du lycée et quelques grèves, perd deux points, tandis que Christine Lagarde et Eric Woerth remontent légérement, montrant qu’ils ont franchi avec succès l’étape difficile du budget 2010. Eric Besson, lui, demeure, avec 54 % d’opinions négatives, le plus impopulaire des ministres.
> Morosité pour l’opposition, sauf pour Jean-Marie Le Pen
Aucune personnalité d’opposition ne voit sa cote progresser à l’exception de Jean-Marie Le Pen, qui gagne deux points d’indice de satisfaction. Bertrand Delanoë, qui se tient à l’écart des bisbilles permanentes du PS, et Cécile Duflot, qui fait une bonne entrée de campagne pour les Régionales, sont stables. Autre motif de satisfaction et d’espoir pour les Verts, 45 % des Français considérent qu’ils sont les plus à même de répondre aux problèmes environnementaux. Le PS, lui, n’obtient que 13 % des suffrages, contre 21 % pour l’UMP. Toutes les autres personnalités régressent. La chute est particulièrement violente pour Ségolène Royal, qui perd six points et se retrouve à moins de 30 % d’indice de satisfaction, payant sans doute l’incident qui l’a opposé à Vincent Peillon.
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Méthodologie - Étude réalisée auprès d’un échantillon de 1008 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. |
"Les arrière-pensées politiques ont été démasquées", l'analyse de Bruno Jeanbart, directeur des études politiques d'OpinionWay
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