Mis à jour 14-01-2010 18:24
Identité nationale : le débat ne passionne pas les Français
D’après un sondage TNS Sofres/Logica pour le Monde et l'émission de France 2 "A vous de juger", les Français se montrent majoritairement désintéressés par le débat.
D’après un sondage TNS Sofres/Logica pour Le Monde et l'émission de France 2 A vous de juger, les Français se montrent majoritairement désintéressés par le débat.
Pas un rejet massif mais un rejet quand même…48% des Français se disent désintéressés (contre 40% intéressés) et 25% complètement hermétiques au débat sur l'identité nationale. Inutile et trop éloigné de ses objectifs initiaux pour près de la moitié d’entre eux.
Cependant à droite (80%) comme à gauche (58%), on ne juge pas le sujet scandaleux. Alors pourquoi un tel désintérêt ? Un élément de réponse peut-être avec ce chiffre : 49% des Français estiment que le débat "tourne essentiellement autour de la question de l'Islam" alors que seulement 20% pensent "qu'il aborde toutes les composantes de l'identité nationale (valeurs, culture, intégration, patrimoine…)".
A l’initiative du débat, le ministre de l'Immigration suscite des sentiments partagés chez les Français. Eric Besson interroge pour 36% d'entre eux. Il crée un sentiment de malaise selon 25% des personnes interrogées. Vient ensuite le rejet (19%) et le respect (12%), loin devant l'admiration (2%). Un tiers d’entre eux n'a pas d'avis.
Glissement du débat
Ce sondage devrait être largement repris sur France 2 ce jeudi soir, alors qu'Eric Besson et Marine le Pen débattront d'identité nationale. Un débat polémique qui est depuis quelques jours vivement contesté par les syndicats de journalistes de France Télévisions.
Alors que les syndicats réclament sa déprogrammation invoquant un face-à-face qui "servira encore mieux à flatter les mauvais instincts", selon un second sondage réalisé par TNS/Sofres pour Le Monde et France 2, on apprend que seuls 19% des personnes interrogées approuvent les positions de Jean-Marie Le Pen sur "ce que signifie être Français aujourd'hui". Et moins d'un Français sur cinq se déclare d'accord avec les idées défendues par Jean-Marie Le Pen, alors que la proportion était de un sur quatre fin 2006. Beaucoup de bruit donc pour un débat qui peine pourtant à passionner.






